Chapter Text
L'Étrangleur
Lieu: Grand tribunal d'instance de Paris
Environnement :
Extérieur du tribunal :
Un camion de police arrive devant le tribunal. Il se gare à proximité de l'autre camion récemment arrivé, il y a peine à 20 minutes. 13h30 s’affichent quand le deuxième prisonnier descend du camion tranquillement. Le criminel a des cheveux blonds mi-longs, attachés de manière lâche en une queue basse, tandis que des mèches rebelles se laissent tomber sur son visage. Sa carrure et son regard témoignent d'une grande taille et d'une présence imposante.
Quand le prisonnier descend, il viendra regarder attentivement les alentours. La foule avait envahit les alentours du tribunal. Avançant avec les deux policiers, il regarde les personnes le remercier et d’autre d’ordonner aux forces de l’ordres de le libéré. Le criminel viendra soupirer longuement amusé par la situation, regardant le flic à sa droite dans un léger rictus.
- On dirait bien que je suis plutôt acclamé non ? Tu disais quoi déjà ? Ah oui, personne n’aime les criminels dans ton genre ? Je me sens comme un héros-là.
L’agent de police foudroie du regard le prisonnier, ne répondant rien sur le moment. Surtout quand il y avait des journalistes qui les prenaient en photo. Les 3 personnes viendront rentrer dans le tribunal, devant un prisonnier hilare de voir le policier ne pas rétorquer à sa provocation.
Environnement :
À l’intérieur du tribunal, dans les couloirs :
Policier n°1: Il regarde le criminel froidement, avant de le lâcher agacé quand celui-ci se moque ouvertement de lui depuis le début du transfert.
– Tu commences à m’agacer sérieusement. Tu as de la chance qu’il y a des camera-
Il fut interrompu par le grand blond.
– Oh, carrément des violences policières ? Ah oui, c’est vrai que chez vous les flics, si ça ne va pas, on frappe dessus ! Quelle est belle notre justice française, surtout quand l’état couvre vos méfaits. Il n’y a cas voir quand il y a eu les gilets jaunes, la violence était gratuite à ce moment la non ?
Le second agent de police viendra arrêter son collègue à temps, avant de grogner.
– Ne rentre pas dans son jeu, s’il y a la moindre blessure, on perd notre place. Je sais quel point tu es en colère après ce qu’ils ont fait au juge et à… Notre ami, mais n’oublie pas qui le protège. Aller, on avance !
Le second policier fait avancer le prisonnier plus loin dans le couloir ou des éclats de voix se font entendre. On aperçoit deux agents de police avec un autre prisonnier aux cheveux noirs et courts, s'appuyant contre le mur.
Alors que le prisonnier avance. Il reconnaît la personne contre le mur, il fut ravi de le voir. Cette situation paraissait bizarre, en particulier avant d'entendre ce que le flic avait à dire par la suite.
Policier N°3: – Et son père, il doit avoir honte non ? Parce qu’avoir un fils gay et criminel... Personnellement, je n’en voudrais pas, c’est une honte et une humiliation pour la famille... Je plains ses parents.
Entendant les paroles de l’agent de police, Nash sent la colère monter en lui. Il serre les dents et lutte un peu contre les menottes derrière son dos. Les deux policiers à côté de lui grimacent, sachant comment la colère du blond pouvait être terrible. Il avance vers le policier venant de prononcer ses mots de façon menaçante, même menotté, il pouvait être intimidant.
– Va demander au général Menethil connard et tu auras ta réponse en direct. Tu profites de le harceler, car il ne peut pas se défendre dans son état ? Mesure-toi à quelqu’un de ta taille, quand penses-tu ?
Disait-il d’une voix froide et énervée, plantant son regard dans celui du policier N°3, qui recule devant l’intensité de celui-ci. Néanmoins, l’état de l’autre prisonnier le préoccupe. Pourquoi était si silencieux et ne le regardait-il pas ? Une peur soudaine lui envahit l’estomac ? D’une voix tremblante, il viendra demander à l’autre prisonnier.
- Lucifel ? Chéri, regarde-moi s’il te plaît ? Pourquoi tu ne me parles pas ? J’ai fait quelque chose de mal ?
Demandait-il doucement, puis quand Lucifel relève la tête… Le grand blond comprend enfin ce qu’il se passe. Ce regard pratiquement vide… Les gestes lents… Il est complètement shooté aux médicaments… Quelle dose de médicament lui avait été prescrite ?! C’était dangereux ! Brusquement, son corps se tend, une anxiété accompagnée de colère l'envahit, et il scrute le policier N°3, en compagnie de l'amour de sa vie, pour lui poser une question avec une voix détachée et acerbe.
– Mais qu’est-ce que vous lui avez donné ?! Qui est l’enculé de fils de pute qui la droguée comme ça !
À l’éclat de rage du prisonnier aux cheveux blonds, les deux policiers du côté Lucifel reculent de quelques pas et les deux autres posent leurs mains sur leurs armes. Le grand blond va vers l’autre prisonnier, essayant de rester calme, mais la situation était compliqué. Il dira au policier qui escortait le prisonnier aux cheveux noirs.
– Vous êtes taré ! Il peut faire une overdose en cas de trop forte dose de médicament !
Le policier N°3, venait poser sa main posée sur l’arme accrochée à sa taille. Il faut mentionner que ce prisonnier se distinguait par sa grande taille, mais ses éclats de colère lui ont promptement fait prendre conscience de son potentiel de dangerosité.
– Tu vas te calmer déjà ! Et on lui a donné son traitement habituel pour sa maladie mentale ! Si tu ne veux pas d’ennui, reste à ta place et ne fais pas d’histoire.
Le grand blond ne s'aperçoit pas que son partenaire change d'état au même, tandis que l'éclat de sa voix rend Lucifel de plus en plus anxieux et mal à l'aise. Il ne l’entend même pas murmurer.
– Mon amour… Calme-toi pitié… Arrête.
Mais rien ne peut calmer la colère de Nash à ce moment même. Sauf quand il entend d’autres pas venir dans leurs directions… Dans sa vision du rouge et du roux se font apercevoir. Tournant lentement la tête vers les deux nouvelles venues. Il fut rassuré de les voir là, surtout une en particulier.
– Lenia ! Tu tombes bien, il y a un truc qui ne va pas avec Lucifel, ils lui ont donné trop de médicaments, j'ai peur qu'il ne se sente pas bien. Et ils me disent que c'est normal, c'est de la conner-
Ce fut d’abord la femme rousse qui prend la parole et à sa voix qui s’élève dans l’air, le grand blond se calme immédiatement. Quand la rouquine avait pris la parole, c’était pour apaiser les esprits, elle savait comment gérer les conflits.
– Nash calme-toi, si tu commences à angoisser ou à t'énerver, ça va perturber Lucifel. Dans cet état, il est plus sensible, il faut le rassurer, sinon il va paniquer. Lenia va regarder.
À ses paroles, le grand blond tourne la tête vers Lucifel et voyant l’état de celui-ci, il comprend vite son erreur. Merde, il n’avait pas vu ! Quel petit ami il faisait ! Il mord sa lèvre. Se calmant enfin, il vient observer attentivement la femme aux longs cheveux roux… Et il le sait qu’au regard de celle-ci, que ce n’était qu’une façade. Elle aussi fut également en colère de voir son frère dans cet état-là. Il laisse Lenia aller voir “Le Roi des Enfers”.
– Je vais voir ça, Aela, donc reste calme. Luci' trésors, c'est moi Lénia. Comment te sens-tu ? Tu as envie de vomir ? Tu as des vertiges ?
Disait-elle d’une voix douce. Lucifel se détend enfin quand il entend la voix de Lenia qui était la seule à pouvoir le calmer.
Le grand blond observe la scène, qui se déroule sous ses yeux, soupirant de soulagement quand il voit Lucifel se calmer dans les bras de Lenia. Il viendra lui déposer un baiser derrière la tête alors que Luci’ dépose sa tête contre son épaule, souriant doucement et murmurant à l’oreille de celui-ci.
– Il faut y aller mon cœur… Je suis désolé d’avoir crié, j’étais inquiet, ça va aller ?
Lucifel hochera la tête, avant qu’un homme ne vienne les chercher pour leurs annoncer que le procès allé bientôt commencé.
Ils entrent tous à l’intérieur du tribunal, pour aller s’installer aux bancs des accusés.
Dans le tribunal :
À l’intérieur du tribunal, on peut entendre les gens manifester à l’extérieur. Acclamant les criminelles qui seront jugées aujourd’hui pour leurs nombreux meurtres. Ainsi, les quatre criminelles sont escortées jusqu’au banc des accusés. Une fois installés, ils attendent patiemment le juge.
Nash demandera à Lenia, encore inquiet pour son amant.
– T'es sûr qu'on ne devrait pas faire venir un médecin de suite ? Il n'a jamais été comme ça avec ses anciens traitements.
– Non, pour le moment, il ne risque rien, mais s'il se sent mal, là, il faudra s'inquiéter, je le surveille de près ne t'inquiète pas. Puis Aela le surveille aussi… Quoique, je ne suis pas sûr que c'est une bonne chose qu'elle soit si calme…
Disait la femme au regard écarlate, observant Aela.
-… Il est préférable que je reste calme, sinon ça va lui faire plaisir.
Disait-elle calmement, trop calmement la femme aux longs cheveux roux. Et Nash le savait, il le savait très bien les tourments qui avaient lieu dans la tête de sa sœur, eux seuls pouvaient le savoir quand “elle” allait apparaître.
Ils n'ont pas le temps de continuer à parler, le juge entre enfin en scène.
14h: le procès commence enfin.
Le juge entre dans la salle d'audience, avant de venir s'asseoir à sa place, il vient frapper avec son marteau pour attirer l'attention de la salle.
– Je demande le silence ! Accusé asseyez-vous. Les jurés ont rendu leurs verdicts et les criminels ici présents sont déclarés coupables ! Ainsi par décision de la justice je décla-
Le grand blond entend soudainement le rire d’Aela, il l’observe du coin de l’œil. Avant de voir Lenia rire, suivie de Lucifel, même si celui-ci ne sait pas pourquoi il rigole. Il viendra faire un rictus amusé… Dire qu’il n’y a même pas 1h un policier le menacé et ça se faisait appeler ‘la justice’.
Lenia viendra même prendre la parole.
- Je crois qu’ils ne lui donnent plus ses médicaments… Elle va reprend le dessus si Aela se sent angoissée ou autre…
Pratiquement, personne ne croit encore en cette justice. Il faut bien les comprendre… Les gilets jaunes ont fait les frais des violences commises par la police, comme toutes les manifestations qui avaient eu lieu ces dernières années. Puis il vient regarder son amant prendre la parole, posant sa tête contre la sienne.
– Je n’aime pas la voir comme ça… Elle souffre ainsi… Si seulement… On n’avait pas sombré, on aurait dû en parler.
Nash répondra doucement:
– Malheureusement, le mal est fait. Nous… Avions soif de vengeance, on était à bout. L’être humain nous a tellement déçut, nous pensions bien faire. Il a fallu rencontrer les bonnes personnes avant de comprendre nos erreurs, c’est en perdant tout que l’on regrette amèrement nos choix…
Voyant son amant redevenir silencieux et somnolent. “L'Étrangleur” observera les condamnations tombées. Aela fut condamnée à la prison à vie, Lenia et Lucifel auront la chance de sortir. Puis il y a lui… Il souffle doucement, n’ayant pas de circonstance atténuante… Il aura probablement la prison à vie comme Aela. Entre deux, il vient calmer son amant… Il savait les peurs de Lucifel de rester loin d’eux.
– Chut… Je suis là, je ne vais nulle part… On rentrera à la maison ensemble plus tard d’accord ? Ivan sera la lui aussi, prend ça comme un jeu. On a du travail ce soir avec Ivan, on va rentrer tard, donc tu seras à la maison largement avant nous. Tu n’auras cas regardé un film et on te réveillera si jamais tu dors d’accord ?
Voyant le juge s’apprêtait à parler, il viendra le faire taire d’un regard. Il ne fallait pas faire empirer la situation. Quand Lucifel aura un moment d’inattention, il viendra dire au juge.
– Si vous voulez que tous se passent bien, ne dites rien.
Le juge serrera les dents à l’ordre de Nash, mais étant donné l’état de Lucifel, il ne pouvait rien dire et se contenter d’obéir, surtout quand un homme réputé était en train de le fusiller du regard dans la salle et il semblait prêt à passer par-dessus la rambarde s’il insiste trop.
Puis ce fut son tour. “L'Étrangleur” se lève quand le juge le regard, jamais il ne baissera le regard face à lui.
– À vous Nash Mitsuki. Quelle surprise de voir le meilleur avocat de la région être le célèbre Étrangleur, vous qui aviez pourtant travaillé pour notre justice, vous voilà face à moi.
Disait le juge en ouvrant le dossier du criminel face à lui, avant de venir soutenir le regard de l’ex-avocat.
- De plus, vous ne voulez pas nous dire où se trouve votre frère. Vous refusez tous les 4 de nous dire dans quel endroit il se cache. Alors, je vais, vous le demandez une dernière fois, dite nous où se trouve votre frère Monsieur Mitsuki.
L'Étrangleur viendra regarder le juge un long moment, avant de hausser les épaules.
– Je ne sais pas où il se trouve, vous savez, il est majeur, je ne veux pas qu’il aille en prison. Jamais je ne vous direz où il se cache.
Le juge viendra soupirer longuement, venant masser ses tempes. Le procès était particulièrement long. Surtout avec 4 personnes avec des tempéraments difficiles. Heureusement, il était arrivé au dernier criminel.
– Je vois... C’est votre dernier mot, très bien Nash Mitsuki, vous êtes condamné à la prison à vie, vous serez transféré à la maison centrale de Vendin-Le-Vieil près de Lens ! Cette séance est à présent terminée emmenée les détenues à leurs endroits respectifs !
Le grand blond comparé aux autres, n’avais pas fait d’histoire, il savait très bien la sanction qu’il encourait depuis le début. Soupirant une dernière fois. Ça allait être difficile… D’être loin d’eux… Il regarde Luci’ et il l’embrasse une dernière fois, sans lui dire au revoir sinon il risque de pleurer. Avant de se présenter devant un très bel homme aux longs cheveux blonds. Il lui sourit légèrement.
– Et bien, on dirait que je ne vais pas rentrer à la maison avec toi mon ange. Mais peux-tu faire attention à Lucifel ? Et me donner des nouvelles de lui… Vous allez vraiment me manquer tous les deux…
Au fond de lui, Nash était vraiment brisé… Il ne voulait pas aller en prison, avant que le policier ne l’embarque, il vient embrasser son second amant longuement.
– Ne m’oublie pas Ivan s’il te plaît, ne m’abandonne pas, j’ai tellement besoin de toi. Je suis désolé d’avoir merdé à ce point… Mais je t’aime, tu ne vas pas m’abandonner, n’est-ce pas ?
L’abandon… Cette peur ancrée au plus profond de “L'Étrangleur”, il plante son regard dans celui de son amant murmurant d’une voix tremblante.
- Ne m’abandonne pas s’il te plaît… Je t’aime tellement…
Ivan avait été complice des méfaits de “L'Étrangleur” tout comme ceux du “Roi des Enfers” ayant découvert peu tôt leur activité sans jamais les avoir dénoncés. Mieux, il les a protégés en arrière-plan. Salissant les indices, empêchant des données utiles aux policiers à être partagé ou même en créant de faux indices. Il devait se dépêcher de récupérer à coup de pioche cette famille qui l’exaspère. Pourtant, il ne peut pas nier que ça lui convient de devoir s’embêter de tache pour sauver ceux qu’il aime. Finalement, cela lui permet de se sentir vivre de s’appliquer à des tâches risquées. Il fixe ce blond qui a l’air dévasté. « Pauvre agneau » pense Ivan. Il vient automatiquement passer sa main derrière la tête de Nash pour l’embrasser alors même que celui-ci panique.
- Shhh… Rien n’est fini mon beau. Nous sommes loin de conclure notre histoire, espérons bien fort qu’on reste ensemble. Tu verras que le ciel exaucera ta sincère parole.
L'Étrangleur écoute les paroles de son second, il fut rassuré qu’il veuille bien rester à ses côtés. Alors qu’il s’apprête à répondre, les policiers qui doivent empêcher des contacts prononcés avec le public ont évidemment forcé Nash à se séparer d’Ivan qui avait un regard plutôt stable. Pourtant sans que le grand blond ne s'y attend, leur amant était juste il en réalité juste concentré à compter le temps et les éléments à suivre pour rejoindre le plus facile à ramener : Lucifel.
Le criminel fut forcé à monter dans le camion, alors qu’il fusille les deux policiers du regard, avant qu’un 3é policiers ne monte à bord. Ce 3e gardien était étrangement calme, oh bien sûr, c’était un vrai policier reconnu par ses supérieurs. Mais la police était divisée en 2 camps depuis le début de l’affaire des criminels. Une fois que le camion démarre, il suit la bonne trajectoire pendant 1h. Avant de s’arrêter soudainement, comme s’il était en panne. On peut entendre le conducteur dire.
– Ah merde les mecs ! On est tombé en panne, deux minutes, je vais réparer ça !
Les deux policiers qui accompagnaient “L'Étrangleur”, hausse un sourcil. Avant que le troisième gardien ne les fixe. Un coup fut donné à la porte et quand les deux flics tournent la tête, le 3e agit asse rapidement. On voit bien qu’il était très entraîné, avant de venir assommer l’un des policiers avec son arme et de venir taser le second, sous les yeux choquer du criminel.
Policier n°3: – Ah, bordel, ça fait du bien ! N’empêche que Jade avait raison depuis le début. Certains de nos collègues son vraiment con au point de vouloir les frapper. C’est bon Jade ! Viens récupérer ton lapin !
Disait le policier amusé, voyant le regard médusé de Nash.
Une femme d'une trentaine d'année ouvrira la porte du blindé, derrière elle le conducteur assommé et un autre véhicule noir, basique, mais qui était cependant blindé : un vrai véhicule de la CIA. C'est à se demander comment notre Jade se débrouillait. Avec ses années d'expérience, elle avait pris soin de se faire des amis de choix qui pourrait l'aider le jour où elle en aurait besoin. Ce jour était arrivé.
– Je t'avais dit, ils ont l'air costauds, mais n'ont rien dans la tête. C'est les failles de notre système que je ne fais qu'exploiter. Sache-le : j'ai toujours raison.
Dit-elle avec un grand sourire à son collègue. Bien sûr, celui-là, elle le connaissait bien et savait qu'il était le meilleur après elle. Oui, car Jade était la meilleure.
– Nash tu m'en doit une belle, j'espère que ton cadeau d'anniversaire sera encore mieux que toutes les années confondues !
Dit-elle avec humour. En réalité, depuis des années, le grand blond lui avait toujours offert pile ce qu'elle voulait, comme s'il la connaissait depuis sa naissance.
– Bon aller, monte dans la voiture, t'en fais pas c'est pas n'importe quelle voiture : Avec, personne ne peut nous atteindre.
Dit-elle alors qu'elle enlève les menottes du prisonnier. Elle savait qu'en faisant ce qu'elle faisait elle perdrait sûrement son travail, lui qui est toute sa vie. Cependant, la justice et ses amis comptaient bien plus que tout au monde.
Puis Nash monte dans le blindé et pendant toute la route, il discute avec sa meilleure amie... Des paroles rassurantes furent échangées pendant tout ceci et la promesse de se revoir. Il lui sourit avec douceur et lui embrasse le front avant de descendre du blinde et de monté dans l’arrière de la voiture plus loin. Il y voit Lucifel son 1er amant contre Ivan le 2e amour de sa vie. Il dort sous l’effet des médicaments. Soufflant doucement, il se penche, faisant attention à l’endormie pour venir embrasser Ivan doucement, dans un soupir d’aise.
- Je suis heureux de te revoir, nous pouvons enfin quitter ce pays... Où nous emmènes-tu mon ange ?
- On va rouler à 2 heures de route d'ici vers la frontière sud d'Italie. On montera dans un autre véhicule qui traversera la frontière de la Suisse au nord puis on prendra un bus et on pourra gentiment arriver en Bulgarie. Là-bas, on partira vers l'entreprise de mon... Mmh... Père ? On restera là-bas le temps de trouver une solution à vos bêtis... Enfin... C'est fait, j'y peux rien. Tu connais mon avis dessus.
Ivan roule des yeux comme dérangés par ce qui se passe, il se laisse tout de même embrasser. Son regard fut plutôt froid, fixant le chauffeur qui démarrait. Il tourne sa tête vers Nash avec un air un peu sévère pendant un instant avant de baisser son regard, soupirant exaspéré. Que peut-il leur dire encore ? Ça ne changera rien d'insister dessus.
- C'est un sacré spectacle que vous me faites en tout cas... Vraiment.
Le grand blond grimace quand il entend son amant être en colère, c'était rare... Mais dans ces cas-la, il vaut mieux faire profil bas, car c'était plutôt impressionnant.
– Je sais, on a beaucoup merdé... On aurait dû en parler. Et aujourd'hui, on en paie le prix fort. Tu as le droit de nous engueuler et d'être en colère. Merci de nous donner une nouvelle chance... On te suivra n'importe où...
Il se pose à côté de Lucifel, caressant les cheveux de celui-ci et de prendre la main d'Ivan de l'autre.
– Sans toi on est rien... Te rencontrer a été bénéfique... Allons-y pour notre nouvelle vie…
- Sans moi, vous n’êtes rien ? Ah ! C'est si cliché... T'auras beau faire des conneries, il faut faire avec blanche neige. Je n'ai pas envie de t'entendre te morfondre. Pense, déjà, a des idées pour retrouver le reste du troupeau. On n’a pas le temps pour déprimer. Tiens, ça servira à ta nouvelle vie de cavale.
Ivan retire son collier de croix et le pose dans la main de Nash qui avait posé sa main sur la sienne. Il penche son regard vers son partenaire d'un air plutôt doux cette fois.
- Savoir qu'il y a toujours quelqu'un pour te soutenir même dans les moments les plus seuls. Je te jure que ça aide.
Il lui sourit d’un coup. Ce collier semble important pour Ivan, c'est un objet dont il ne s'en sépare jamais. Il avait dit que ça appartenait à sa mère une fois. Une croix avec un Jésus crucifié soigneusement sculpté en argent dessus. Ironique, sachant que Nash a commis un pêcher important. Le sens de cet objet émane d’un profond mystère, un mélange de protection tout comme de regret.
- Allons y..
