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Language:
Français
Stats:
Published:
2026-04-15
Completed:
2026-04-17
Words:
28,896
Chapters:
4/4
Kudos:
8
Bookmarks:
1
Hits:
181

Nos ennemis les Aschens

Summary:

Une histoire qui réécrit les évènements de l'épisode 2010, en expliquant également ce qui aurait pu se passer en amont. Il y a trois versions différentes dans des chapitres différents, après une introduction commune.

Notes:

Genre : réalité alternée, romance, un peu d’action (très peu)

Classification : scènes de sexe explicites, pas de violence

Saison : 4, épisode « 2010 »

Notes :

- Tout est écrit du point de vue de Sam sauf exception.

- Les trois versions ne sont pas à mettre en opposition. L'idée était de proposer une évolution de l'histoire en fonction d'un évènement ou d'une prise de conscience qui va tout changer, même si à chaque version on revient à zéro. Chaque version est utile pour comprendre le fragile équilibre d'une relation.

- Merci de ne pas publier sans mon autorisation.

Chapter 1: Introduction à l’ensemble des versions

Chapter Text

Jack claqua la porte du bureau du Général Hammond et partit d’un pas rapide, sans un regard vers les personnes réunies autour de la table de la salle de briefing.

 

Le Général Hammond venait de leur annoncer que le programme Stargate était mis à l’arrêt et qu’il serait rendu public dans les prochaines semaines.

 

Sam le regarda s’éloigner avec stupeur. Elle n’aurait pas cru qu’il puisse se mettre à dos le Général Hammond. Depuis qu’ils avaient rencontré les Aschens, le Colonel O’Neill se méfiait d’eux. Il ne leur faisait pas confiance. Le problème était qu’il n’avait aucune preuve, son seul argument était son instinct.

 

Les Aschens étaient si enthousiastes à l’idée d’avoir accès au réseau de la porte des étoiles, qu’ils n’avaient en aucun cas rechigné à partager avec eux leur technologie et leur médecine de pointe. Les autres peuples avancés que les terriens avaient rencontrés jusque-là avaient toujours refusé d’aller aussi loin dans leur implication auprès d’eux. C’était une aubaine, une occasion à saisir. Mais le Colonel ne l’entendait pas de cette oreille, quels que soient les arguments avancés, qui étaient nombreux. Les bénéfices pour la Terre étaient inimaginables. Le premier d’entre eux était qu’ils pourraient se débarrasser des Goa’ulds. II est vrai que Sam était inquiète de l’ingérence que les Aschens allaient pouvoir exercer sur leur monde. Mais le jeu en valait la chandelle.

 

Le Colonel avait littéralement perdu le contrôle de lui-même. Lorsque le Général Hammond avait fait son annonce, relayant la décision du président des USA et des membres du G8, il avait explosé en salle de réunion, devant les responsables Aschens présents, l’ambassadeur Joe Faxon, SG1 et le Général Hammond. Ce dernier lui avait demandé calmement mais avec autorité de le rejoindre dans son bureau. Bien que la porte ait été fermée, ils avaient pu entendre que le ton était élevé, sans toutefois comprendre les mots échangés. Le Général Hammond avait toujours été si patient avec son second, que Sam était pétrifiée par cette altercation.

 

Ils quittaient tous la salle lorsque l’ambassadeur Joe Faxon s’adressa à Sam avec le sourire.

 

- Eh bien, le Colonel O’Neill n’est pas commode ! Je crois que c’est fini pour lui.

- Qu’est-ce que vous voulez dire ?

- Vous savez, avec les Aschens, l’armée ne sera plus aussi nécessaire. J’imagine qu’on va le mettre en retraite. Et vous, vous allez quitter l’armée aussi j’imagine ?

- …

- Samantha ?

- Oui ? Euh, pardon, j’étais ailleurs… Eh bien, je ne sais pas, je n’y ai pas réfléchi…

- … Dites-moi, je me demandais si vous accepteriez de dîner avec moi un soir.

- Euh, oui, pourquoi pas.

- Ce soir ?

- Oh non, pas ce soir désolée. Je vous dirai ça d’accord ?

 

Sam ne laissa pas le temps à l’ambassadeur de répondre et quitta la salle en vitesse. Elle était bien trop perturbée par la scène à laquelle elle venait d’assister pour planifier un rendez-vous galant avec Joe Faxon. Elle le trouvait séduisant, charmant, agréable. Elle avait bien remarqué qu’elle lui plaisait. Toutefois, au fond d’elle, quelque chose bloquait. Ce quelque chose avait les yeux marrons, un sourire charmeur, des cheveux poivre et sel et un charisme indéniable.

 

Quand l’idée de sortir avec Joe lui traversait l’esprit, cet esprit finissait toujours par la ramener vers Jack O’Neill et les sentiments qu’elle éprouvait pour lui.

 

Ces derniers temps, le Colonel O’Neill était difficile à vivre. Il ne supportait pas la situation et il était dur avec Daniel, Teal’c et elle, parce qu’ils n’étaient pas, comme lui, sans équivoque contre l’alliance avec les Aschens. Toutefois, Sam n’avait pas tellement vu venir le décrochage complet de son supérieur. Il avait toujours été zélé et incisif. Aussi n’avait-elle pas pris au sérieux ses invectives.

 

Sam était assise sur le banc, dans les vestiaires. Elle était changée et prête à partir. Mais elle ne savait où aller. Elle devrait rentrer chez elle, mais elle avait envie d’aller voir le Colonel, bien qu’elle appréhendât de lui rendre visite.

 

Elle repensa à ce que lui avait dit Joe. Il allait quitter l’armée. Peut-être ferait-elle de même. Il n’y aurait donc plus d’obstacle à une histoire entre elle et Jack. A moins bien sûr que l’armée n’ait été qu’une excuse. Elle était amoureuse de lui. De cela, elle en était sûre. Elle l’aimait. Elle était attirée par lui. Elle se sentait bien avec lui, même quand il était difficile à vivre comme en ce moment. Quand elle fermait les yeux le soir, il était courant qu’elle s’imagine dans ses bras. Elle avait envie d’être avec lui, de l’avoir pour elle. Et lui ? Il avait dit qu’il préférait mourir plutôt que de la perdre. Son regard sur elle… Se fourvoyait-elle complètement lorsqu’elle avait la sensation fantastique qu’il lui disait « je t’aime » avec ses yeux ? Il y avait quelque chose, c’était sûr. Peut-être qu’il ne l’aimait pas autant qu’elle l’aimait, mais au moins un peu. Alors elle se décida, elle irait le voir.

 

Elle frappa à sa porte. Lorsqu’il lui ouvrit, elle lui sourit. Il lui jeta un regard froid et partit, sans lui adresser la parole. Il n’avait pas fermé la porte. Aussi, Sam hésita à entrer. Elle finit par franchir le seuil et se dirigea vers le salon timidement.

 

- Mon Colonel ?

- Il n’y a plus de Colonel.

- Pardon ?

- Plus de Colonel, plus d’armée. Vos chers copains Aschens ont aussi eu raison de ça. De toute façon j’ai donné ma démission au Général Hammond.

- Vraiment ?

- Oui.

- Vous auriez pu prendre votre retraite.

 

Jack secoua la tête en signe de négation, mais ne poursuivit pas la discussion.

 

- Alors, je peux vous appeler Jack ? demanda Sam avec le sourire.

- Si ça vous fait plaisir Carter…

 

Jack ne lui facilitait pas les choses. Mais elle le connaissait. Elle ne se vexait pas pour si peu.

 

- Ça me ferait plaisir en effet. Appelez-moi Sam ! continua-t-elle courageusement en souriant.

 

Jack leva la tête et la regarda franchement pour la première fois depuis qu’elle était arrivée. Il finit par céder au regard et au sourire doux de la jeune femme. Il lui sourit en retour.

 

- Sam… Alors, il vous plaît cet ambassadeur ? Moe ?

- Joe… Oh eh bien, c’est vrai qu’il m’a invitée à dîner.

- Vous allez passer une merveilleuse soirée avec ce type, j’en suis sûr, dit Jack, ironique.

- Je n’ai pas dit oui…

- Pourquoi ?

- Pourquoi j’en aurais forcément envie ?

- Je ne sais pas, vous faites ce que vous voulez…

- Je peux vraiment faire ce que je veux ?

- Bien sûr, vous êtes une grande fille…

 

Sam se rapprochait lentement de Jack, sans se départir de son sourire. Mais au fond d’elle, elle était pétrifiée. L’embrasser, elle en mourrait d’envie. Sauf qu’elle avait si peur qu’il la repousse. « Allez, courage Sam » se dit-elle.

 

- Et si ce que je veux, c’est vous embrasser, je peux le faire ?

- … Essayez toujours… répondit Jack d’une voix si faible qu’elle espérait avoir bien entendu.

 

Elle s’approcha jusqu’à poser une main sur sa joue, puis ses lèvres délicatement sur les siennes.

 

Ils fermèrent les yeux et savourèrent ce baiser. Le baiser était terminé mais leurs lèvres semblaient ne pas vouloir se quitter, elles se frôlaient. Après quelques secondes d’hésitation, Jack attrapa la nuque de la jeune femme pour continuer le baiser. Sam ne se fit pas prier. Alors que Jack attrapait sa taille d’une main et sa joue de l’autre, il engagea sa langue dans la bouche de Sam. Celle-ci se délecta de cette arrivée. Il ne l’avait pas repoussée, il avait envie d’elle, peut-être même qu’il l’aimait. Elle ne le laisserait pas partir.

 

A bout de souffle, ils cessèrent leur baiser passionné et se regardèrent dans les yeux. Comme souvent, elle y lut de l’amour. Elle espérait tant ne pas se tromper… A l’instant, elle y lut aussi du désir. Il avait envie d’elle, elle avait envie de lui. Jack avait donné sa démission, ils pouvaient aller jusqu’au bout.

 

Ils semblèrent se décider en même temps. Ils reprirent leur baiser et ce plus intensément encore. C’était presque violent. Leurs bouches dévoraient, mordaient. Leurs mains serraient fort, appuyaient fermement. Leurs vêtements étaient à moitié arrachés, leurs chaussures balancées. C’était plus qu’une envie, c’était un besoin compulsif. Trop de frustrations, il fallait qu’ils se vengent. Il n’y avait pas vraiment de partage. Pour l’heure, ils prenaient chez l’autre ce dont ils avaient besoin, ils se servaient comme des affamés à un buffet à volonté. Jack emmena Sam rapidement dans la chambre sans la lâcher, sans cesser de l’embrasser. Ils étaient en sous-vêtements lorsque Jack la bascula sur le lit.

 

A ce moment-là, avant de repartir à l’assaut, Jack la regarda dans les yeux. Sam crut cette fois y lire… de la culpabilité ? Mais pourquoi ?

 

- Jack… embrasse-moi encore… susurra-t-elle dans un regard suppliant.

 

Il continua son observation encore quelques secondes, puis l’embrassa de nouveau. Mais ce baiser avait changé. Il était plus doux, bien que profond. Son attitude changea. Il l’embrassa aux mêmes endroits que précédemment, le cou, les épaules, mais plus lentement, avec plus de douceur. Sam comprit qu’il voulait profiter de ce moment.

 

Jack caressa sensuellement un de ses seins pendant qu’il embrassait son décolleté. Elle gémit de bonheur et constata que cette lenteur était encore meilleure que la course qu’ils avaient commencée. Jack dégrafa son soutien-gorge et le retira. Il replaça ses deux mains dans son dos, soulevant ainsi sa poitrine, tendue vers lui. Sam remarqua son regard ému alors qu’il admirait ses seins, puis son visage, puis de nouveau sa poitrine qui montait et descendait puissamment alors que son souffle était court. Il embrassa son cœur, puis laissa trainer ses lèvres vers un mamelon qu’il prit dans sa bouche en gémissant.

 

Sam se mordit la lèvre de plaisir. Le désir qui montait en elle était insoutenable. Puis Jack descendit langoureusement vers son ventre, qui se creusa instinctivement. L’homme continua à descendre sans s’attarder, toujours plus bas, entrainant la culotte dans sa descente. Il embrassa son pubis, puis l’intérieure de sa cuisse, son genou, son mollet, son pied. A aucun moment la bouche de Jack n’avait quitté la peau de Sam, traçant une trainée brûlante de son sein jusqu’à son pied.

 

Il retira finalement le sous-vêtement et l’observa quelques secondes, le sourire aux lèvres et le regard tendre.

 

- Jack… reviens… supplia Sam.

 

Il obéit et revint contre elle pour l’embrasser. Elle s’agrippa à lui avec force. Elle peinait à se montrer douce et tendre comme il le faisait. Son désir était plus fort que sa raison. Elle tremblait, son souffle était anarchique. Elle posa ses deux mains sur ses fesses, sur lesquelles elle appuya après avoir ouvert les jambes pour mieux le sentir contre elle. Il gronda d’envie. Elle retira le boxer noir de Jack, à moitié avec ses mains et à moitié avec ses pieds, aidée par une main de Jack. Elle se saisit sans tarder son sexe et, l’empoignant avec force, elle le guida vers elle. Il la regarda dans les yeux. Elle adorait cette façon qu’il avait de la fixer. Les gens avaient tendance à fermer les yeux à ce moment-là de la relation sexuelle. Lui, il voulait la voir et c’était si flatteur. Elle voulait le voir aussi. Alors, il entra en elle, lentement, très lentement. Pourtant, elle était totalement prête pour lui, aucun obstacle, il pouvait aller aussi vite qu’il le souhaitait. Mais il prenait son temps, la mâchoire crispée, le regard noir. Il était magnifique. Il s’enfonçait toujours plus loin, jusqu’à ce que leurs bassins soient entièrement collés. Sam se cambra alors pour approfondir encore leur échange, laissant échapper un léger cri. Après quelques secondes de stupéfaction, il commença à bouger sensuellement. Sam ne put résister au besoin de fermer les yeux. C’était vraiment trop bon. Elle caressa ses cheveux, sa nuque, le haut de son dos, ses épaules.

 

- Jack… Jack… murmurait-elle entre les gémissements.

 

Jamais elle n’avait autant eu envie d’un homme. C’était bien plus que du sexe, c’était de l’amour passionnel.

 

Elle ouvrit les yeux et constata que Jack aussi avait cédé à sa résolution de ne pas la quitter des yeux. Son visage était plongé dans son cou, y laissant trainer ses lèvres. Il gémissait lui aussi et elle adorait cela. Le voir se laisser aller ainsi avec elle la rendit heureuse. Elle ne put s’en empêcher :

 

- Je t’aime Jack…

 

Elle l’avait dit parce qu’elle le voulait, à ce moment précis, mais n’attendait pas de réponse. Il revint vers sa bouche pour l’embrasser. Était-ce une façon de lui répondre la même chose, ou bien de la faire taire ?

 

Il se recula pour accélérer le rythme. Sam se cambrait de plus en plus pour venir à sa rencontre. Elle voyait que Jack se retenait, elle ne voulait pas qu’il le fasse, car elle-même sentait l’orgasme monter irrépressiblement. Il dut le voir à son visage, car il s’appuya sur elle pour coller son corps entièrement contre elle, prenant soin de poser une main sur son clitoris. Il introduisit sa langue dans sa bouche mais, au contact de la caresse ferme de sa main et suite à un violent à-coup en elle, elle ne put poursuivre le baiser dans l’immédiat. Elle cria contre la bouche de Jack. C’était si intense pour elle qu’elle ne réalisa pas immédiatement qu'il se déversait en elle, grognant de soulagement alors qu’il attrapait sa lèvre inférieure entre ses propres lèvres. Elle tremblait, son orgasme mettant plus de temps à se terminer qu’elle ne l’avait jamais expérimenté. Elle avait les larmes aux yeux.

 

Alors qu’elle reprenait lentement ses esprits, elle réalisa que ses doigts étaient douloureusement enfoncés dans le dos de Jack. Elle les relâcha et caressa la peau pour apaiser la douleur qu’il pourrait ressentir. Les lèvres de la jeune femme, toujours entrouvertes, se refermèrent enfin sur celles de son amant. Il avait les yeux fermés et semblait chercher à rassembler ses émotions. Il l’embrassa délicatement, se retira et se décala. Il resta toutefois contre elle, laissant reposer sa tête contre sa poitrine, prenant soin de ne pas l’écraser. Elle l’entoura de ses bras, embrassa son front et caressa la naissance de ses cheveux dans sa nuque. Cette position était presque aussi intime que ce qu’ils venaient de vivre, car Jack reposait sur elle comme si elle le protégeait. Elle ne l’avait jamais trouvé macho, mais il était si virile qu’il pouvait sembler incapable de ce genre d’abandon. Qu’il le fasse là, contre elle, la saisit d’amour. Elle l’aimait tant.

 

Ils restèrent ainsi longtemps, incapables de bouger, incapables de parler. Ils se contentèrent de profiter du souffle rendu enfin régulier par l’assouvissement de leur envie.

 

Lorsqu’ils furent enfin capables de mouvements, Jack se redressa et embrassa Sam délicatement dans le cou, puis sur les lèvres. Il caressa tendrement sa joue. Elle souriait de bonheur.

 

- On peut être ensemble maintenant, dit-elle.

- C’est ce que tu veux ?

- Pas toi ?

 

Jack s’assit dans le lit, le regard dans le vague.

 

- Qu’est-ce que tu vas faire maintenant que le programme va être fermé ? demanda-t-il.

- Je ne sais pas. Mais c’est notre travail qui nous empêchait d’être ensemble. Maintenant, on est libre. Peu importe ce qu’on fera.

 

Jack semblait sceptique.

 

- A moins que… le travail n’était qu’une excuse pour que nous ne soyons pas ensemble, se hasarda Sam. Tu… Tu ne veux pas ? Qu’on vive une relation tous les deux ?

- … Si… bien sûr… Mais je me demande si ça peut marcher… répondit Jack, le regard toujours dans le vague.

- On ne sait jamais à l’avance si ça va marcher. Mais moi je veux essayer. Parce que… je t’aime Jack et… je m’en voudrais toute ma vie si je laisse passer cette chance.

 

Jack leva enfin les yeux vers elle. Elle voyait qu’il pesait le pour et le contre. Elle retint son souffle.

 

- Tu sais que tu es folle de vouloir d’un type comme moi ? Sérieusement, tu auras surement plus de temps devant toi, tu auras l’occasion de rencontrer des hommes, plus jeunes, plus beaux, plus intelligents, plus… ou moins… je ne sais quoi…

- Mais c’est toi que je veux, répliqua Sam avec un grand sourire, entourant le visage de Jack de ses mains. Je t’aime toi, tellement. Et tu es intelligent Jack, arrête de te dévaloriser. Et je te trouve objectivement, très, très beau, finit-elle en déposant des baisers sur ses lèvres.

- Toi tu es sublime Samantha…

- Hum, j’aime la façon dont tu prononces mon prénom… C’est… sensuel… dit-elle tout en continuant de l’embrasser.

- Samantha… répéta-t-il sur le même ton. J’ai encore envie de toi, encore et encore… Tu me rends dingue, disait-il en dévorant son cou, son lobe d’oreille, son menton.

- Jaaack, soupira-t-elle.

 

Seule la faim finit par les faire sortir du lit, des heures et des heures plus tard. Sam était comblée.

 


 

Cela faisait maintenant six mois que Sam et Jack entretenaient une relation. Ils avaient patienté un mois, le temps que la retraite de Jack soit déclarée, pour s’afficher au grand jour. En effet, Sam avait fini par le convaincre de ne pas démissionner. Le Général Hammond, dans toute sa clémence, avait bien entendu été dans ce sens. Leur entourage était ravi pour eux. L’ambassadeur Faxon avait été très déçu et particulièrement surpris lorsque Sam lui avait appris qu’elle ne dînerait pas avec lui et qu’elle était désormais en couple avec Jack O’Neill. Elle n’en avait cure. Elle était sur un petit nuage. Jack était gentil, doux, attentionné, affectueux. Il ne lui disait pas qu’il l’aimait mais elle n’en était pas surprise, même si elle aurait été rassurée qu’il le fasse.

 

Le programme avait été rendu public depuis un mois et la porte déplacée dans la capitale. Les membres de SG1 étaient devenus des héros. Ils apparaissaient dans les journaux, les magazines. Même leur relation avait été rendue publique et attisait les curiosités. Tous deux ne lisaient pas les journaux pour garder la tête sur les épaules. Mais ils étaient souvent traqués par des journalistes. Si Sam s’en accommodait, Jack était exaspéré.

 

Au-delà de cela, l’alliance avec les Aschens était l’ombre au tableau qui obscurcissait leur quotidien. Jack ne passait pas un jour sans les dénigrer. Sam tentait de ne pas en tenir compte, mais cela était difficile puisqu’elle travaillait pour eux. Elle recevait donc régulièrement de petites piques acerbes de sa part, même si elle voyait bien qu’il se retenait la plupart du temps. De plus, ces remarques n’étaient pas directement dirigées contre elle.

 

Pour être honnête, elle aussi, elle avait des doutes parfois sur la sincérité des Aschens. Elle aussi, elle trouvait que les décideurs politiques allaient loin dans ce qu’ils leur cédaient. Elle aussi, elle n’appréciait pas particulièrement de travailler avec les Aschens, qui étaient des personnes plutôt antipathiques et prétentieuses. Mais la machine était lancée et elle essayait surtout de ne pas être laissée sur le bord de la route. Intellectuellement, scientifiquement, elle était fascinée par tout ce qu’elle apprenait au quotidien. Elle tâchait d’avancer.

 

Un soir, alors qu’elle devait partir à Washington, ils se disputèrent.

 

- Mais de quoi tu as peur ? Tu as toujours fait tous tes vaccins sans rechigner Jack !

- Ça n’a rien à voir. Pour la énième fois : je ne leur fais pas confiance ! Et de toute façon, je n’ai aucune envie de vivre au-delà d’une vie humaine normale. Si tu veux le faire, fais-le. Ça te regarde, en ce qui me concerne, c’est non !

- Et tu crois que j’ai envie de vivre des dizaines d’années après toi Jack ? Je veux vieillir à tes côtés !

- Tu n’as pas compris le principe ma belle. Tu ne vas PAS vieillir !

- Si ! Mais moins vite, c’est tout !

- Tu sais quoi Sam, fais ton choix !

 

Sur ce, il sortit en trombe de la maison en claquant la porte. Il savait qu’elle devait partir immédiatement pour Washington pour trois jours. Elle devrait donc partir sans lui dire au revoir. Elle en fut peinée.

 

Leurs rares disputes étaient toujours à propos des Aschens. En dehors de cela, ils s’entendaient à merveille.