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rêve éveillé

Summary:

"Ils me chantent Cu-cu-cubarsi, elle chante de même avec eux. Je vis un rêve éveillé."

Où Pau et Alora réalisent peu à peu leurs sentiments.

Notes:

Étant donné qu'il y a si peu d'écrits sur cuba, encore moins avec un oc, je me suis dit que j'allais enfin publier ce que j'avais écrit à un moment donné, en espérant que ça vous plaise :)

(See the end of the work for more notes.)

Chapter Text

— Pau, cria-t-elle tout en lançant, sur le balcon de l'adolescent, une branche qu'elle trouva parterre sur le moment. Ouvre-moi, tête de cruche !

Ledit Pau souffla doucement du nez, d'ores et déjà amusé par le manque de patience de sa meilleure amie. Il se leva donc de son lit, prenant tout son temps pour se diriger vers sa fenêtre. Son but était avant tout d'embêter Alora.

Une fois la poignée de porte enclenchée, tout ce qu'il entendait était un gnome tapant du pied impatiemment sous sa fenêtre. Malgré l'habitude, cela le faisait toujours rire de la voir comme cela. Il faut dire que la brune n'avait jamais été très calme quand il en venait à attendre que son meilleur ami lui ouvre sa fenêtre.

— Dépêche-toi de me donner un coup de main pour monter, elle marqua une pause en lui tendant ses bras. Il caille dehors, finit-elle, de la buée s'échappant d'entre ses lèvres gercées.

— J'arrive, j'arrive, il leva les yeux au ciel, amusé par son comportement dramatique. Un peu de patience ou je ne te fais pas monter, il la taquina, un léger sourire en coin.

Pau la fit malgré tout monter rapidement, bien trop soucieux de sa santé pour faire durer la blague. Le brun la reluqua furtivement, non sans une petite rougeur s'installant naturellement sur ses joues. Elle portait un sac à dos gris, troué de parts et d'autres, qui semblait excessivement léger et vide. Néanmoins, elle avait tout ce dont elle avait besoin résidait dans l'armoire de Pau. Tout comme son easpack, son large jean noir ayant subi toutes sortes d'aventures lui aussi. Elle abordait aussi un large sourire malgré son maigre pull qui ne paraissait pas du tout adapté à la température d'un soir d'hiver. Ses cheveux lâchés lui donnaient un air d'ange et ses yeux pétillants la rendaient divinement charmante.

Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour ses beaux yeux.

Il marmonna dans sa barbe, se sortant de sa transe, et la tira gentiment contre lui, l'embrassant de toutes ses forces dans ses bras. Il ne la lâcha pas avant de s'être assuré d'avoir verrouillé sa porte.

La chaleur de son corps contrastait grandement avec celle d'Alora, elle qui était en permanence gelée, peu importe les saisons.

Alora expira bruyamment dans les bras de Pau, elle relâcha tous ses muscles, s'écroulant presque entièrement sur lui. Ses bras se frayant un chemin sous le sweat à capuche du garçon avant de trouver leurs places directement sur sa taille nue. Une vague de frissons parcourut le corps de l'adolescent.

Tous deux restèrent dans le silence quelques minutes avant qu'elle ne le brise :
— Ça m'avait manqué ça, expira-t-elle tout en frottant sa joue contre son torse.

Le doux parfum de Pau lui pénétra agréablement les narines. Voilà une semaine qu'ils ne s'étaient pas vus et cela avait paru comme une éternité à leurs yeux. Bien que le duo s'envoyait des messages pratiquement tous les soirs et s'appelait en face time tous les trois jours, le temps leur paraissait toujours plus long lorsqu'ils étaient dans l'incapacité de se voir. Les deux meilleurs amis étaient chargés dans leurs emplois du temps, que cela soit par le foot pour Pau ou bien le lycée pour Alora.

Et quand les retrouvailles de la semaine ou du mois, pour les périodes les plus longues, se faisaient, c'était un vrai soulagement pour les deux amis. Pour l'un comme pour l'autre, leur soirée pyjama représentait énormément à leurs yeux. C'était un moment rien que pour eux deux, où l'innocence régnait. Ils se partageaient leurs doutes, leurs peurs et leurs ambitions jusqu'à s'assoupir dans les bras de l'un et de l'autre.

— Moi aussi ça m'avait manqué, il la laissa se retirer doucement de son étreinte et lui donna une dernière caresse sur ses cheveux. C'est vraiment compliqué de se voir en ce moment, ça en devient frustrant, le brun fronça légèrement les sourcils, provoquant un gloussement chez l'adolescente. Quoi ? J'ai un truc sur le visage ? Lui demanda-t-il, encore plus confus sous les rires de la brune qui ne faisaient que s'accentuer.

— Non, non, juste c'est juste ta petite bouille qui me fait rire. Quand tu fronces les sourcils, comme ça je veux dire, elle appuya son doigt sur un de ses sourcils. Puis, elle lui attrapa délicatement les joues, j'arrive pas à te prendre au sérieux lorsque tu fais ça.

Il la regarda avec ses grands yeux, passant attentivement son regard sur chacun de ses traits. Il ne le confessera jamais à personne mais il adorait quand elle faisait ce geste. Il se sentait davantage en sécurité, plongeant son visage plus en profondeur dans ses douces mains. Dans ces moments-là, tout autour de lui semblait disparaitre, ne le laissant plus qu'au centre de sa vie.

— Tu as déjà mangé ? Elle garda ses mains sur ses joues quelques secondes de plus avant de les faire retomber délicatement le long de son corps, ne laissant plus que le froid caressant les joues rosées du brun. Elle secoua faiblement la tête de droite à gauche. Il lui prit donc soigneusement la main droite entre sa large paume avant de l'entrainer vers son salon.

— Comme d'habitude, il marqua une courte pause dans l'escalier. Pas de bruits, il lui fit signe de se faire discrète. Bien que ses parents acceptent pleinement la présence d'Alora, jamais ils n'osaient se faire bruyant. Leur dernier souhait étant de ne plus pouvoir s'organiser des soirées pyjamas à la dernière minute.

Une fois arrivés dans la cuisine, Pau prit les devants, étant l'invité, à ses yeux, la brune devait être traitée en princesse. Il ouvrit en douceur ses tiroirs, semblant à la recherche d'un item en particulier. Après quelques courtes secondes à farfouiller, il aborda une mine satisfaite.

— Céréales cookies ?

— Céréales cookies, répondit-elle, un sourire complice, prête à remonter.

Le bruit de la télé en fond, les deux adolescents ne remarquèrent pas le sourire attendrit que partagèrent les parents de Pau :
— Alora, bonsoir ma grande, tu restes dormir ici je suppose ? La stoppa gentiment, la mère de Cubarsí dans son élan.

— Bonjour madame Cubarsí, elle inclina respectueusement sa tête envers les deux adultes présents dans la pièce, vous devinez bien, rigola-t-elle doucement. Promis, on discute pas jusqu'à pas d'heures ce soir.

— Oh tu sais, on a l'habitude de vos petites sessions entre commères depuis, balaya mollement de la main le père de Pau. Ne vous gênez surtout pas les enfants, il finit par un clin d'œil.